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Exposition « La Grande Dixence des Fribourgeois »

Le barrage de la Grande Dixence a été l’un des chantiers les plus importants de Suisse. Parmi les 3’000 travailleurs qui ont réalisé le plus haut barrage-poids du monde, de nombreux Fribourgeois.

Le canton de Fribourg entretient un autre lien, méconnu, avec l’histoire du chantier. La cantine de la Grande Dixence a été remontée à Marly et a servi de restaurant pour le personnel des entreprises Ciba, puis ILFORD.

La cantine de l’usine Ciba / ILFORD à Marly

Toujours sur pied, la cantine a accueilli l’exposition « La Grande Dixence des Fribourgeois» en présentant un panorama photographique des travaux et de la vie du chantier, avec des photographies provenant de différentes sources (archives ILFORD, Grande Dixence SA, Médiathèque du Valais, Losinger, ainsi que de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg – Fonds Jacques Thévoz), dont certaines étaient inédites. Des témoignages filmés d’ouvriers fribourgeois qui ont œuvré à l’époque sur le chantier ont également été présentés.

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L’Auto-masquage

La nécessité du masque

L’une des principales difficultés de la reproduction précise des couleurs tient au fait que tous les colorants d’une image absorbent des longueurs d’ondes indésirables, phénomène dit des absorptions secondaires. Il s’agit là d’une caractéristique propre à tout colorant photographique, et c’est ce qui motive la présence d’un masque dans les films négatifs couleur.

La plus importante des absorptions secondaires est celle du colorant magenta pour la lumière bleue. Cette absorption augmente la quantité du jaune dans l’image. Comme cette absorption ne peut être évitée, le mode traditionnel d’équilibrage des couleurs consiste à réduire la quantité de colorant jaune dans la couche supérieure pour parvenir à une égalité des absorptions totales du bleu, du vert et du rouge. Malheureusement, étant donné que l’absorption du bleu provient de deux couches, l’équilibre des couleurs n’est jamais qu’un compromis.

La technique de l’auto-masquage

Les matériaux CIBACHROME II ne présentent pas de réduction de colorant jaune dans la couche supérieure; comme nous l’avons vu, cela donne un excès global de jaune. L’automasquage contrôle cependant la quantité de jaune de l’image finale en fonction des expositions verte et rouge de façon à permettre un rendu correct des couleurs. Pour assurer le fonctionnement de ce système, la couche supérieure sensible au bleu ne contient que du bromure d’argent tandis que les autres couches contiennent de l’idobromure d’argent. Au cours du développement, une faible quantité de bromure d’argent de la couche supérieure est dissoute et se diffuse dans la couche du masque où se forme un masque argentique. Comme la couche du masque est contigüe à la couche jaune, une quantité additionnelle de ce colorant sera blanchie ultérieurement.

Dans les zones qui reçoivent une exposition verte et rouge, une image argentique négative est formée normalement pendant le développement. Pendant ce développement, des ions iodure sont libérés. Ces ions iodure ont un rôle vital dans le fonctionnement du masque: ils se diffusent dans la couche du masque et bloquent la précipitation de l’argent métallique. Ainsi, dans les zones de forte exposition au vert, des ions iodure sont libérés en grande quantité, ce qui empêche complètement la formation d’argent dans la couche du masque. Ceci a pour effet de maintenir dans la couche supérieure une quantité additionnelle de colorant jaune égale à l’absorption du bleu dans la couche magenta. Les tons verts contiennent donc une quantité de colorant jaune augmentée, ce qui est correct.

Dans les zones d’exposition verte minime, très peu d’ions iodure sont libérés et la formation du masque argentique n’est pas empêchée. Tout l’excès de colorant jaune est blanchi dans la couche supérieure et l’on obtient de nouveau un rendu correct des couleurs.

La couche sensible au rouge réagit de la même manière mais dans de moindres proportions.

De cette façon, le système du masque incorporé fait que l’absorption du bleu dans l’émulsion est toujours au niveau optimum pour donner un rendu exact de toutes les couleurs.

Produits Cibachrome, Technologies

La Décoloration par l’Argent

Le procédé de décoloration par l’argent (en anglais « Silver Dye Bleach – SDB ») est à la base des produits Cibachrome.

La couche supérieure de l’émulsion est sensible à la lumière bleue, elle contient un colorant jaune. La deuxième couche est sensible à la lumière verte, elle contient un colorant magenta. La dernière couche est sensible à la lumière rouge, elle contient un colorant cyan.

Pendant l’exposition, une image latente se forme dans chacune des trois couches : toutes les couleurs bleues ou qui contiennent du bleu sont enregistrées dans la couche sensible au bleu, toutes les couleurs vertes ou qui contiennent du vert sont enregistrées dans la couche sensible au vert et toutes les couleurs rouges ou qui contiennent du rouge sont enregistrées dans la couche sensible au rouge.

L’émulsion est développée en noir et blanc. Ceci aboutit à une image argentique négative dans chaque couche dont la densité est proportionnelle à l’exposition reçue. Lors du blanchiment, les colorants incorporés dans chaque couche sont détruits proportionnellement à la quantité d’argent contenue dans l’image développée. Dans le fixateur, tous les sels d’argent restants sont dissouts, puis éliminés au lavage.

Il reste une image constituée de colorants purs. C’est une image positive de la diapositive originale.

Technologies

Les Autochromes Lumière

La première démonstration publique de ce procédé a lieu en juin 1907.

Le procédé utilise des grains de fécule de pomme de terre de 10 – 15 millièmes de millimètre qui sont teintés en orange, vert et violet, puis mélangés pour que l’ensemble n’ait pas de couleur dominante.

Les grains sont répartis uniformément sur une plaque de verre recouverte d’un enduit poisseux, les espaces entre les grains sont remplis par de la poussière de charbon. L’ensemble est pressé sur la plaque de verre avec une pression de plusieurs tonnes au centimètre carré.

Ensuite, on procède à l’étendage d’un vernis sur cette mosaïque trichrome, puis d’une surface sensible panchromatique au bromure d’argent. Les plaques comportent près d’un million de points colorés au centimètre carré.

Les plaques sont disponibles en plusieurs formats, en particulier 4.5 x 6cm, 6 x 9cm, 9 x 12cm, 13 x 18cm. Les formats stéréoscopiques 4.5 x 10.7 et 6 x 13cm sont également commercialisés.

L’exposition s’effectue à travers un filtre jaune spécial, avec le côté «plaque de verre» tourné vers l’objectif.

Si, par exemple, un rayon vert provenant d’un objet atteint la mosaïque trichrome, il ne traverse que les grains verts et est absorbé par les autres; il n’impressionne la surface sensible que derrière les grains verts. Par développement, ces points sont noirs et «obturent» les grains verts. Dans un deuxième temps, on dissout l’argent réduit (noir) de ces points et on fait un second développement en pleine lumière. On obtient alors une surface transparente derrière les grains verts, et noire derrière les autres grains. Par transparence, on obtient une image (verte) des parties vertes de l’objet photographié. Le même raisonnement est valable pour l’orange et le violet. La sélection trichrome se fait ici par soustraction: les grains verts obturent la primaire rouge, tandis que les grains orange et violets la «sélectionnent».

Après le traitement chimique, on obtient un positif unique.

Le montage est obligatoire pour la conservation des plaques et comprend une plaque de verre posée contre la surface sensible et fixée à l’aide d’une bande adhésive noire.

Les établissements Lumière mirent en vente des autochromes sur support souple (nitrate de cellulose): Lumicolor en 1932, Filmcolor en 1938.

En 1946, le film Alticolor est doté d’un réseau à base de levure de bière, plus fine que la fécule. Il n’aura que quelques années d’existence.

Technologies

Le Gasparcolor

Durant une courte période entre 1949 et 1952, le chimiste hongrois Bela Gaspar opéra un service d’impression direct à partir d’un laboratoire situé à Hollywood, en utilisant des produits à technologie de blanchiment des colorants par l’argent fabriqués selon ses spécifications par DuPont et nommés Gasparcolor Opaque. Une version précédente de ces produits avait été produite par Ansco durant la deuxième guerre mondiale pour l’US Airforce à Wright Field, Dayton, Ohio.

Gaspar entra également en contact avec le fabricant français Bauchet, qui produisit des produits SDB durant une courte période au début des années 1950. Une tentative fut faite pour vendre ce procédé à des utilisateurs utilisant leur propre chambre noire, mais les clients rencontrèrent plusieurs difficultés, en particulier le temps d’exposition très long requis par le matériel sensible. Ce concept eu peu de succès.